Comment votre produit ou votre environnement est-il réellement perçu sur le plan sonore ?
La qualité d'un système sonore ne se résume pas à son niveau ou à sa réponse en fréquence. Elle dépend également de l'équilibre spectral, de la dynamique, de la distorsion, de l'intelligibilité, de la spatialisation et de la fatigue ressentie lors d'une écoute prolongée.
Nous combinons mesures électroacoustiques, indicateurs psychoacoustiques et tests perceptifs pour évaluer l'expérience d'écoute dans son ensemble. Cette analyse permet d'identifier les défauts réellement audibles et d'orienter la conception vers un son plus naturel, intelligible, immersif et confortable.
Vous ne disposez pas de critères objectifs pour évaluer la qualité sonore perçue
Les utilisateurs expriment une gêne difficile à caractériser
Votre produit ou votre environnement est perçu comme agressif, fatigant ou inconfortable, mais les indicateurs acoustiques disponibles n'expliquent pas cette perception. Sans critères adaptés, il est difficile d'identifier les causes de la gêne et de définir des objectifs d'amélioration.
L'audibilité ne garantit pas la compréhension
Une annonce peut être entendue sans être correctement comprise. Augmenter le niveau ne corrige ni le masquage, ni la réverbération, ni les défauts d'équilibre spectral. Vous devez déterminer objectivement les facteurs qui limitent l'intelligibilité.
Les mesures usuelles ne permettent pas de départager deux solutions
Deux traitements peuvent obtenir des résultats similaires selon un indicateur global tout en produisant des perceptions très différentes. Sans évaluation objective et perceptive, il reste difficile de sélectionner la solution offrant le meilleur confort d'usage.
La qualité sonore ne peut pas encore guider la conception
Les retours utilisateurs restent subjectifs et difficiles à traduire en spécifications techniques. Il vous manque des indicateurs mesurables pour fixer les objectifs, comparer les versions, suivre les progrès et orienter les choix de conception.
Notre expertise
Objectiver la qualité sonore perçue
Le niveau global en décibels ne suffit pas à caractériser l'expérience sonore. ARTEAC-LAB analyse les dimensions perceptives pertinentes pour votre produit ou votre environnement et les traduit en indicateurs mesurables.
Ces analyses objectives peuvent être complétées par des tests perceptifs : comparaisons par paires, notations multicritères, jurys d'écoute et évaluations en conditions représentatives.
Notre expertise en auralisation permet également de reconstituer un environnement sonore réel ou simulé, d'écouter plusieurs solutions avant leur mise en œuvre et de relier les indicateurs mesurés au ressenti des utilisateurs.
Nous sélectionnons les indicateurs pertinents, établissons une référence, comparons les variantes et traduisons les résultats en objectifs de conception. La qualité sonore devient ainsi un critère mesurable, suivi tout au long du développement et directement exploitable pour améliorer la valeur perçue du produit.
Selon l'usage, nous pouvons notamment étudier :
La sonie : niveau sonore réellement perçu, sonie spécifique par bandes de fréquence et évolution temporelle
L'acuité : caractère plus ou moins aigu, brillant ou strident du son
La tonalité : présence et émergence de composantes tonales, rapport tonalité-bruit et proéminence des sons purs
La rugosité : perception de vibrations rapides donnant au son un caractère râpeux ou agressif
La force de fluctuation : variations lentes du niveau sonore, perçues comme des battements ou des pulsations
L'impulsivité : caractère soudain, percutant ou surprenant d'un événement sonore
La modulation et la variabilité temporelle : stabilité du bruit, répétitivité et fluctuations au cours du temps
La gêne psychoacoustique : combinaison de la sonie, de l'acuité, de la tonalité, de la rugosité et des fluctuations
L'intelligibilité de la parole : STI/STIPA, rapport signal sur bruit, clarté et influence de la réverbération
La perception spatiale : localisation, largeur apparente, enveloppement, externalisation et homogénéité de la scène sonore
La qualité de restitution : équilibre spectral, coloration, dynamique, distorsion audible, naturel et fatigue d'écoute
Banc d'écoute · reconstitution d'ambiance
La démarche
Une démarche pas à pas pour évaluer et maîtriser votre environnement sonore
Enregistrer le son tel qu'il est réellement perçu
Nous réalisons des enregistrements binauraux à l'aide d'une tête et d'un torse de mesure. Cette méthode préserve les indices acoustiques utilisés par l'auditeur pour percevoir la direction, la distance et la spatialisation des sources. Un microphone placé indépendamment de la position d'écoute ne restitue pas la même expérience.
Objectiver la perception
Nous calculons les indicateurs psychoacoustiques pertinents : sonie, acuité, tonalité, rugosité, force de fluctuation, impulsivité… Ces grandeurs permettent de quantifier les caractéristiques responsables du confort ou de la gêne sonore.
Relier les mesures au jugement des auditeurs
Des tests d'écoute comparée sont réalisés à partir d'échantillons représentatifs. Les évaluations des auditeurs permettent de déterminer les différences réellement perceptibles et d'établir le lien entre les indicateurs calculés et l'expérience vécue.
Définir les objectifs de conception
Les résultats sont traduits en critères mesurables : signature sonore recherchée, niveaux cibles pour chaque indicateur et hiérarchisation des défauts à corriger. Nous identifions ensuite les leviers acoustiques et électroacoustiques permettant d'atteindre la qualité sonore visée.
Ceux qui expliquent la gêne observée, mesurés sur vos enregistrements, avec ce que chacun dit et ce qu'il ne dit pas.
Ce que des auditeurs en disent
Les résultats du test d'écoute, confrontés aux indicateurs, puis l'objectif de conception qui en découle.
Une note universelle de qualité sonore, non
Il n'en existe pas. Les indicateurs se choisissent pour un usage. C'est cet usage qui décide de ce qui est bon. Nous disons lesquels s'appliquent chez vous.
La preuve, montrée
Une réalisation en conditions réelles
Diagnostic acoustique ferroviaire
Objectiver le confort sonore ressenti par les passagers, sur matériel en circulation. Campagne de mesure embarquée : tête et torse de mesure, microphones, protocole normalisé. Cartographie sonore établie et rapport d'essai documentant la méthode, les conditions d'essai et les résultats obtenus.
Essai acoustique en train
Questions fréquentes
La qualité sonore perçue en clair
Qu'est-ce que la qualité sonore perçue ?
C'est l'évaluation d'un son par ce que l'humain en ressent et non par son seul niveau en décibels. Elle s'appuie sur la psychoacoustique, qui met en grandeurs mesurables des sensations comme le volume ressenti, le caractère aigu ou la rugosité d'un bruit…
Pourquoi ne pas se contenter des décibels ?
Deux bruits présentant le même niveau global peuvent être perçus très différemment. Un sifflement tonal de 60 dB peut ainsi être nettement plus gênant qu'un bruit à large bande de niveau équivalent. Les indicateurs psychoacoustiques permettent d'objectiver cette différence de perception, que le seul niveau en décibels ne suffit pas à décrire.
Qu'est-ce qu'une signature acoustique de produit ?
C'est l'identité sonore voulue pour un produit : le son d'une fermeture de portière, d'un moteur, d'un ventilateur. Nous la définissons avec des objectifs perceptifs, puis nous concevons l'acoustique du produit pour l'atteindre.
Comment reliez-vous la mesure au ressenti réel ?
Par des tests d'écoute : nous faisons juger des échantillons par des auditeurs, puis nous corrélons ces jugements aux métriques psychoacoustiques. L'objectif de conception est ainsi ancré dans la perception, pas seulement dans le calcul.
Ouvrir le détail des indicateurs
La sonie
Le volume tel qu'on le ressent, non l'énergie mesurée. À énergie égale, l'oreille n'entend pas aussi fort un grave et un médium. La sonie corrige cet écart, elle s'exprime en sones.
L'acuité
La part d'aigu dans le son. Une acuité élevée donne un caractère perçant, du type sifflement ou crissement, même à niveau modéré.
La rugosité
La sensation d'un son qui vibre ou qui gratte, produite par des variations rapides de niveau, autour de 70 fois par seconde. C'est elle qui rend un bruit de moteur désagréable plutôt que simplement fort.
La force de fluctuation
La même famille, mais pour des variations lentes, quelques fois par seconde. C'est ce qui fait qu'un bruit qui bat attire l'attention et fatigue, là où un bruit stable se fait oublier.
L'intelligibilité
La proportion de mots qu'un auditeur comprend correctement. Elle se mesure, notamment par l'indice STI. Elle ne suit pas le niveau : un message plus fort dans une salle réverbérante peut se comprendre moins bien.