Les dispositifs de limitation de vos casques protègent-ils réellement les utilisateurs ?

Nous caractérisons les niveaux maximaux que le casque peut délivrer et vérifions le fonctionnement de ses dispositifs de limitation et de protection contre les chocs acoustiques. Les essais sont réalisés sur un simulateur d'oreille normalisé, à partir de signaux de test maîtrisés. Ils permettent de vérifier les seuils de déclenchement, les niveaux résiduels et le respect des exigences réglementaires applicables.

Le problème

La fiche technique du casque ne suffit pas à connaître l'exposition réelle

Sur le plateau

Vos téléconseillers portent leur casque jusqu'à sept heures par jour, sans que le niveau sonore effectivement reçu par l'oreille soit toujours connu. Le risque est pourtant réel : sur un plateau de 125 téléconseillers d'une grande banque française, 81 accidents du travail liés à des chocs acoustiques ont été recensés en une année.

Pour documenter le risque professionnel

L'exposition au bruit doit être évaluée dans les conditions réelles de chaque poste. La fiche constructeur caractérise le casque selon un protocole de laboratoire ; elle ne prend pas en compte votre chaîne audio, vos réglages, les signaux diffusés ni les usages de vos opérateurs. Elle ne suffit donc pas à renseigner précisément le document unique.

Pour qualifier un produit ou préparer un appel d'offres

Vous fabriquez ou intégrez des casques et devez fournir des performances objectives à votre client. Des mesures réalisées par un laboratoire indépendant apportent des résultats traçables, comparables et plus crédibles qu'une valeur déclarative.

Notre expertise

Caractériser les limiteurs et les protections acoustiques du casque

Le casque est installé sur un simulateur d'oreille normalisé reproduisant le couplage acoustique avec une oreille humaine. Des signaux de test maîtrisés permettent de mesurer précisément le niveau maximal délivré et le comportement des dispositifs de protection.

Nous vérifions les seuils de déclenchement, le temps de réaction et le niveau résiduel des limiteurs face aux niveaux élevés et aux chocs acoustiques. Les résultats permettent de comparer les équipements et de vérifier que les protections intégrées assurent effectivement la limitation annoncée.

Vous obtenez des niveaux chiffrés, situés par rapport aux valeurs du Code du travail, configuration par configuration.

Oreille en silicone blanc d'une tête artificielle de mesure, vue de côté, avec l'entrée du conduit auditif au fond duquel se trouve le microphone de mesureMicrophone de mesure au fond du conduit auditif
La démarche

Du parc de casques au rapport de mesure

  1. Définir le périmètre

    Vous nous décrivez le parc : les modèles, les effectifs, l'usage réel. Nous arrêtons ensemble l'échantillon à tester.

  2. Mesurer en laboratoire

    Nous mesurons chaque casque sur oreille artificielle normalisée, dans les conditions d'usage que vous nous avez décrites.

  3. Comparer aux seuils

    Chaque configuration reçoit son niveau d'exposition et sa marge par rapport aux valeurs de référence. Des mesures, pas des interprétations.

  4. Remettre le rapport

    Le compte rendu d'essai documente le protocole, l'instrumentation, les niveaux et les incertitudes, puis propose les corrections possibles.

Livrables

Un dossier chiffré

  • Un compte rendu d'essai

    Le protocole suivi, l'instrumentation employée, les niveaux relevés et les incertitudes de mesure. Il s'intègre à votre évaluation des risques.

  • Deux chiffres par configuration

    Le niveau moyen auquel l'oreille est exposée sur une journée de huit heures, noté LACT. Puis le niveau de crête, celui des chocs sonores brefs, noté LpCpeak. Ce sont les deux grandeurs que le Code du travail encadre et sur lesquelles la conformité se prononce, modèle par modèle et réglage par réglage.

  • Ce que ce n'est pas

    Une certification. Nous appliquons des méthodes normalisées et nous vous remettons des mesures. La décision, elle, vous appartient.

La preuve, montrée

Une réalisation sur parc de casques

Conformité des casques de téléopérateurs

Connaître l'exposition sonore réelle au tympan sur un parc de casques de téléopérateurs.

Mesure sur oreille artificielle normalisée, modèle par modèle : le niveau moyen sur une journée de huit heures et le niveau de crête.

Mesure selon l'ISO 11904-2

Rapport documenté : niveau moyen et niveau de crête par modèle, écarts identifiés et corrections possibles.

Casque de téléopérateur monté sur une tête artificielle de mesure, vu de profil sur fond neutreCasque de téléopérateur en mesure
Questions fréquentes

Ce que demandent les préventeurs

La fiche technique du fabricant ne suffit-elle pas ?

Non. Ce n'est pas pour autant un défaut de la fiche. Elle décrit le casque dans des conditions de test définies par le fabricant. Ce qui arrive au tympan dépend en plus du réglage logiciel, du volume choisi, du port du casque et du bruit de la salle. Seule une mesure dans vos conditions d'usage donne ce chiffre.

Combien de casques faut-il tester ?

Un échantillon représentatif par modèle et par configuration logicielle suffit. Nous le dimensionnons avec vous, selon la taille du parc et l'homogénéité des postes.

Le rapport est-il utilisable dans ma démarche de prévention ?

Oui. Le compte rendu documente la méthode normalisée, l'instrumentation et les résultats configuration par configuration. Il alimente votre évaluation des risques professionnels et votre document unique.

Et si l'exposition dépasse les valeurs de référence ?

Le rapport identifie d'où vient le dépassement, un niveau crête ou une exposition cumulée, puis les pistes de correction : réglage logiciel, limiteur, remplacement du matériel. Vous décidez avec des chiffres.

Ouvrir les explications techniques

Comment se mesure une exposition au casque ?

La mesure se fait sur oreille artificielle normalisée. C'est un instrument dont la géométrie et la réponse acoustique sont définies par les normes, précisément pour que deux laboratoires qui mesurent le même casque trouvent la même chose. Le microphone y est placé là où se trouve le tympan, ce qu'aucun sonomètre posé à côté du casque ne permet d'obtenir.

La méthode suit l'ISO 11904-2 et les recommandations ITU-T P.57 et P.58 sur les oreilles et têtes artificielles. Les signaux de parole employés sont normalisés selon ITU-T P.47 et P.48.

Quels indicateurs ?

Deux grandeurs portent la conclusion. Le niveau moyen pondéré A, noté LACT, dit à quel niveau l'oreille est exposée en continu, ramené à une journée de huit heures. Le niveau de crête pondéré C, noté LpCpeak, dit ce que valent les événements brefs, un choc acoustique par exemple, que la moyenne masquerait.

Le décret n°2006-892 du 19 juillet 2006 fixe le cadre. Un système est déclaré conforme lorsque son niveau de crête reste sous 135 dBC et que l'écoute continue d'un signal de parole au niveau maximal reste tenable sur une journée de huit heures.

Les mesures sont faites avec deux types de signaux, une voix artificielle normalisée et des sinusoïdes. Chaque valeur est moyennée sur dix acquisitions, le casque étant replacé entre chacune.

À quels seuils compare-t-on ?

Un téléconseiller équipé d'un casque toute la journée est un salarié exposé au bruit. Les valeurs d'exposition du Code du travail s'appliquent à lui comme à un poste en atelier. L'évaluation s'appuie sur les normes de mesurage du bruit au travail, ISO 9612 et NF S 31-084.

Nous appliquons ces méthodes et nous situons vos niveaux par rapport aux valeurs de référence. Il ne s'agit pas d'une certification.

Pourquoi deux plateaux identiques n'exposent pas pareil ?

Parce que le niveau envoyé au casque est fixé par l'installation : logiciel de téléphonie, terminal, carte audio numérique, gains appliqués au passage. S'y ajoutent le volume que règle chacun, le port sur une oreille ou sur deux, la position du coussinet et la durée cumulée sur la journée. Dans une salle bruyante, on monte le volume pour continuer à comprendre. Le niveau reçu suit.

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